Une cyberattaque majeure contre l’administration de Berlin

L'état n'est pas plus sûr que les opérateurs privés

Une cyberattaque majeure contre l’administration de Berlin

Cette affaire rappelle une règle simple : ne transmettre que les données réellement nécessaires, même à une administration ou une organisation qui semble parfaitement sûre. Aucune institution n’est à l’abri d’une cyberattaque et une donnée qui n’a jamais été collectée ne pourra jamais être volée.

Une leçon qui nous concerne tous

Cette affaire rappelle une règle simple : ne transmettre que les données réellement nécessaires, même à une administration ou une organisation qui semble parfaitement sûre. Aucune institution n’est à l’abri d’une cyberattaque et une donnée qui n’a jamais été collectée ne pourra jamais être volée.

Une cyberattaque majeure contre l’administration de Berlin

En août 2026, le réseau informatique de l’administration du Land de Berlin a été victime d’une importante cyberattaque. Le groupe de ransomware Rhysida a revendiqué l’opération et affirmé avoir dérobé environ 5,7 téraoctets de données.

Deux administrations berlinoises, notamment chargées des transports, de l’environnement, de l’urbanisme et du logement, ont été particulièrement touchées.

Les pirates ont appliqué une méthode désormais courante de double extorsion : voler les données puis menacer de les publier afin de faire pression sur la victime.

Une rançon d’environ deux millions d’euros

Rhysida a proposé les données aux enchères sur son site du dark web avec un prix de départ de 30 bitcoins, soit environ deux millions d’euros au moment des faits.

Les autorités berlinoises ont publiquement refusé de céder au chantage et de payer la rançon.

Les données sont finalement publiées

Après l’expiration de l’ultimatum, les pirates ont mis les données volées en ligne. L’ensemble représenterait environ 1,44 million de fichiers et près de 5,8 téraoctets de données.

Les informations concernées comprennent notamment des données personnelles d’employés, des contrats et différents documents administratifs et internes. Les autorités ont dû entreprendre l’analyse de cette énorme quantité de fichiers afin d’identifier précisément les informations et les personnes concernées.

Restaurer les serveurs ne suffit plus

Cette attaque illustre une évolution importante des ransomwares. Disposer de bonnes sauvegardes permet de restaurer des systèmes, mais ne résout pas le problème lorsque les cybercriminels ont préalablement copié les données.

Une fois publiées, ces informations peuvent être utilisées pour du phishing, des tentatives d’usurpation d’identité, de nouvelles attaques ou d’autres formes d’extorsion.

Faut-il payer ?

Le refus de Berlin évite de financer directement les cybercriminels. Payer n’aurait par ailleurs offert aucune garantie que les pirates auraient réellement détruit leur copie des données.

Mais le choix de ne pas payer a également une conséquence très concrète : les informations volées sont désormais hors du contrôle de l’administration et peuvent continuer à circuler pendant des années.

Cette affaire rappelle ainsi que la protection contre les ransomwares ne consiste plus seulement à sauvegarder les systèmes. Il faut également réduire la quantité de données conservées, limiter les droits d’accès, protéger les informations sensibles et prévoir à l’avance la manière dont l’organisation réagira en cas de vol et de publication de ses données.

Sources