Et si on arrêtait d’introduire des chevaux de Troie dans nos foyers ?

Et si on arrêtait d’introduire des chevaux de Troie dans nos foyers ?
Les objets connectés, des chevaux de Troie dans nos foyers

Robots aspirateurs, tondeuses, caméras, sonnettes ou babyphones connectés accumulent capteurs, caméras et connexions au cloud. Cette sophistication améliore leur fonctionnement, mais multiplie également les possibilités d’accès à des données particulièrement sensibles : images de l'intérieur d'un logement, habitudes des occupants, cartographie des pièces ou contrôle à distance des appareils.

Le risque est loin d'être théorique. Plusieurs failles importantes ont déjà été documentées. Des vulnérabilités ont récemment exposé des robots tondeuses Mammotion. Une autre affaire concernait une infrastructure utilisée par des centaines de milliers de caméras IP et babyphones. Plus spectaculaire encore, un chercheur a découvert qu'il était possible de prendre à distance le contrôle de près de 7000 aspirateurs robots DJI haut de gamme.

Ces problèmes ne touchent donc pas uniquement des produits connectés bon marché. Des équipements coûteux de fabricants reconnus peuvent également être concernés. Certaines failles résultent en outre de défauts de sécurité très élémentaires, comme des identifiants laissés en clair dans le code ou l'absence de protections réseau basiques. Certains constructeurs corrigent rapidement ces vulnérabilités, tandis que d'autres peuvent prendre plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Le problème est amplifié par la dépendance au cloud. De nombreuses fonctions avancées des objets connectés nécessitent de transmettre des données aux serveurs du fabricant, sans que l'utilisateur sache toujours précisément où elles sont traitées, combien de temps elles sont conservées et qui peut y accéder.

Sources