Le chômage progresse dans les professions IT en Suisse

L’évolution pose aussi la question de la formation continue.

Le chômage progresse dans les professions IT en Suisse

L’évolution pose aussi la question de la formation continue. Dans un secteur où les technologies et les compétences recherchées évoluent rapidement, l’expérience professionnelle ne suffit plus nécessairement à garantir l’employabilité,

Le marché suisse de l’emploi informatique montre des signes de ralentissement. Au premier semestre 2026, le nombre de chômeurs inscrits dans les professions IT et TIC est passé de 6’958 à 7’186, faisant progresser le taux de chômage de 3,68 % à 3,80 %. Les métiers du support et de l’exploitation semblent davantage touchés que les fonctions IT plus spécialisées.

Les écarts régionaux sont particulièrement marqués. La Région lémanique affiche un taux de chômage de 6,54 % dans les professions informatiques, alors qu’aucune autre grande région suisse ne dépasse 4 %. L’âge constitue également un facteur important : parmi les spécialistes IT de 50 à 64 ans, le chômage atteint 7,57 % en Région lémanique.

Ces chiffres nuancent le discours récurrent sur la pénurie de personnel informatique en Suisse. Il peut exister simultanément une demande importante pour certaines compétences très spécialisées et des difficultés de placement pour d’autres profils. Les entreprises recherchent de plus en plus des compétences précises, tandis que certains métiers plus généralistes, notamment dans le support, l’exploitation ou l’administration, subissent davantage la standardisation, l’externalisation et l’automatisation.

L’évolution pose aussi la question de la formation continue. Dans un secteur où les technologies et les compétences recherchées évoluent rapidement, l’expérience professionnelle ne suffit plus nécessairement à garantir l’employabilité. La progression du chômage chez les informaticiens expérimentés rappelle ainsi l’importance de maintenir à jour ses compétences, notamment dans le cloud, la cybersécurité, la donnée, l’automatisation et désormais l’intelligence artificielle.