Une cyberattaque sophistiquée a frappé fin juillet le registre des ayants droit économiques du Liechtenstein, géré par l’Office de la justice. Les attaquants sont parvenus à exfiltrer les données concernant environ 31 000 sociétés, fondations et structures fiduciaires.
Les informations dérobées sont particulièrement sensibles. Elles comprennent notamment les noms, dates de naissance, nationalités et pays de résidence des bénéficiaires effectifs, c’est-à-dire des personnes qui possèdent ou contrôlent réellement les entités concernées. Les adresses, numéros de téléphone et informations financières telles que les actifs ou dividendes ne seraient en revanche pas concernés.
Selon les autorités, l’attaque était ciblée et présentait un haut niveau de sophistication technique. Les pirates seraient restés plusieurs heures dans le système et auraient extrait les informations au moyen de requêtes individuelles, sans déclencher d’alerte. Leur identité et leurs motivations restent pour l’instant inconnues.
Une enquête judiciaire et une analyse forensique sont en cours, avec le soutien d’autorités étrangères, notamment suisses. Par mesure de précaution, le Liechtenstein a également mis hors ligne plusieurs autres systèmes sensibles afin de procéder à des contrôles de sécurité.
L’incident est particulièrement sensible puisque le registre des ayants droit économiques constitue un outil important dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Les personnes concernées doivent désormais être informées de la fuite de leurs données.
Cyberattaque majeure au Liechtenstein : les données de 31 000 entités dérobées
Le plus remarquable dans l'attaque du Liechtenstein n'est peut-être pas le vol de 31 000 dossiers, mais la méthode : plutôt que de forcer la porte, les attaquants ont trouvé le moyen de demander les données au système lui-même, une par une, jusqu'à reconstituer une grande partie du registre.